• Vita con la musica

    Un ami de longue date m'a invité au concert donné ce mercredi 8 mai en la chapelle du Chateau de Lunéville par Giovanna Marini et une partie de ses élèves de l'école du Testaccio à Rome.

     

    Concert en deux parties donné dans le cadre du festival PASSAGES :

    • d'abord une création de la grande Giovanna (oratorio Spesso il mal di vivere ho incontrato -Souvent j’ai rencontré le mal de vivre) qui a mis en musique des poèmes d'Eugenio Montale, chanté par un quartet, avec entre chaque poème des interventions au centre d'un cercle de lumière (le cercle du mythe) de 3 figures de la tragédie antique que sont Antigone et Ismène, ainsi que Cassandre, avec des interventions ponctuelles du choeur positionné en arc de cercle en arrière plan
    • puis une sélection de 8 chants de la tradition orale populaire italienne

    Puissante et envoûtante rencontre avec des voix vibrantes grâce à cette ethnomusicologue de renom.


  • Commentaires

    1
    Vendredi 10 Mai 2013 à 20:51
    barbibouille

    ça devait etre interressant

    2
    Au fil des ouvrages Profil de Au fil des ouvrages
    Samedi 11 Mai 2013 à 10:37

     Lu dans l'Est républicain d'hier : 10/05/2013 à 05:30


    L’histoire d’une vie


    Giovanna Marini a consacré la sienne à la musique. Celle de son pays, l’Italie, qu’elle chante merveilleusement.


    L’émotion pure quand Giovanna empoigne sa guitare pour chanter seule une merveilleuse déclaration d’une sœur à son frère blessé dans une mine.


    La dame est d’une simplicité désarmante et pleine d’un humour masquant une grande modestie. Car l’œuvre de Giovanna Marini, qu’elle poursuit encore aujourd’hui, est considérable. Cette grande dame a consacré sa vie à recueillir les chants d’une Italie qu’elle a parcourue dans ses moindres recoins, à la recherche d’une tradition orale qu’elle ne voulait pas voir disparaître.


    Une quête se voulant aussi un  combat pour que cette musique populaire d’une grande beauté conserve son
    sens premier, et continue donc d’appartenir au peuple. Elle la lui restitue en la recueillant d’abord, souvent auprès de « vieux », comme elle dit, qu’elle écoute chanter des airs qu’ils croient parfois être les seuls à posséder encore. « Et je les comprends, parce qu’ils les ont en fait intériorisés », explique Giovanna Marini, disant aussi que tous ces chants obéissent à des rituels bien précis, « parce que, sinon, la pluie souhaitée ne tomberait pas ».


    Rituels profanes s’apparentant parfois à des liturgies religieuses, les uns et les autres ne jouant  pas dans la même cour, même si, ajoute-t-elle, malicieuse, certains « curés intelligents savent parfois ouvrir les portes de leur église » aux premiers.


    Ces chants populaires constituaient la deuxième partie  du concert que donnait Giovanna Marini, mercredi soir au château, dans le cadre du festival Passages.


    Elle y était déjà venue voici deux ans, pour son premier « Passages », aujourd’hui gravé dans un CD
    enregistré alors sous les voûtes de la chapelle. Mais, avant de nous emporter dans la joie, mais aussi l’émotion, de ces chants polyphoniques disant tout simplement la vie et les luttes des gens simples, interprétés a capella par son quatuor vocal s’élargissant à l’ensemble de son chœur, celle dont le spectacle s’intitule tout simplement « Vita con la musica » démontre tout son talent de compositeur dans un oratorio.


    Cette œuvre fait se répondre les textes du poète contemporain Eugenio Montale et les destins de trois héroïnes de la tragédie antique. Un simple cercle sur la scène enferme Antigone, sa sœur Ismène et Cassandre, le quatuor vocal chantant les poésies de Montale, tandis que le chœur respire au même rythme que ces récits. La puissance de cet oratorio est telle que l’on ne redescend pas sur terre avant la dernière note.


    Giovanna Marini dit que la deuxième partie de son spectacle explique pourquoi elle a eu besoin de l’écrire. Sans
    doute parce que le passé y rejoint le présent, comme elle a toujours voulu le faire, en permettant que des chants oubliés se transmettent aujourd’hui aux jeunes générations, heureuse de constater, dans certains villages, le retour de chorales perpétuant cette tradition orale.


    Catherine AMBROSI

    3
    agato
    Samedi 11 Mai 2013 à 21:43

    Si je puis me permettre : "l'écoole DU Testaccio" & non point "de la Testaccio" ... ;-)

    4
    Au fil des ouvrages Profil de Au fil des ouvrages
    Samedi 11 Mai 2013 à 23:19

    Merci Agato pour ta relecture bienveillante et vigilante ;o)

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